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QUELQUES TRADITIONS PERDUES
Les québécois de souche française possédaient plusieurs traditions qui sont totalement disparues ou en voie de disparition. Pourtant, elles étaient une source de fierté pour nos ancêtres. Elles semblent avoir disparues avec la perte d’influence du clergé sur la population du Québec.
Nous tenterons de vous faire remémorer quelques unes d’elles.

Dès les débuts de la colonie et jusqu'au milieu du 20ième siècle les canadiens français était sous l'influence du clergé. catholique romain. Donc tout les enfants devaient être baptisés et la règle générale à suivre pour les noms était la suivante:
Les enfant males: Le premier prénom était Joseph
Le deuxième était le prénom usuel de son parrain
Le troisième était un nom qui lui était propre
Pour les filles : Le premier prénom était Marie
Le deuxième était le prénom usuel de sa marraine
Le troisième était le prénom usuel de sa mère
Le quatrième était un nom qui lui était propre.

Tradition portant sur les contrats de mariage :
A l’origine le contrat de mariage était conçu pour protéger l’épouse en cas de faillite financière, ou autres situations similaires. Il faut penser qu’au début de la colonie jusqu’ la fin des années 1900, la séparation était inacceptable et que le divorce impensable.
Malheureusement, beaucoup d’homme ont utilisé le contrat de mariage pour dépouiller leurs épouses au moment d’une séparation ou d’un divorce. Afin de remédier a cette situation, le Gouvernement du Québec a légiféré avec la Loi sur le Patrimoine. Cette loi a, pour plusieurs qui n’y ont pas fait opposition, invalidé tous contrats de mariage antérieur à la date de passation de la loi. Maintenant le partage des biens familiaux est régi par cette loi.

Jusqu'à récemment, il y avait la Bénédiction Paternelle du Jour de l’An. La tradition voulait que la journée du Jour de l’An, toute la famille se réunisse à la résidence des parents. Au moment ou toute la famille ( enfants, petits-enfants, gendres et brus) était présente le plus vieux des fils prenait son air solennel demandait à son père de le bénir avec tout les autres membres de la famille.

La bénédiction familiale était l’affaire d’un jour, elle ne pouvait être demandée ou donnée à un autre jour que le premier de l’an. Le clergé encourageait cette coutume et le dimanche précédant le premier Janvier les curé, du haut de leur chaire, s’empressaient de renouveler la mémoire de leurs paroissiens.
Pour plusieurs famille cela nécessitait beaucoup de déplacements, car il était essentiel de se rendre non pas seulement chez les parents, il y avait aussi les beaux-parents et dans quelques cas les grand-parents des deux cotés de la famille. La tournée familiale commençait très souvent la veille du Jour de l’An pour être au premier endroit sur le coup de minuit. Cela était, pour plusieurs, une journée qui n’était pas seulement longue mais difficile, car il y avait, à chaque endroit visité, le verre de p’tit blanc levé à la Nouvelle Année.

Je vois encore mes deux grand-pères donnant la bénédiction à leurs familles respectives. Je les vois avec une larme dans le coins des yeux et faisant des efforts pour cacher leurs émotions. Je vois aussi mon père, pour lui c’était un devoir de visiter les familles de mes grand-parents. Ce malgré le fait que nous demeurions à Lachine et que ses parents demeuraient dans l’est de Montréal, un trajet de deux à trois heures en tramway et qu’il faisait souvent très froid.

Autres traditions perdues :
La gignolée paroissiale qui se faisait avec la chorale.
Le souper de rois avec son gâteau.
La célébration de la fête de la Ste.-Catherine.